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"Il la met en scène avec distance, ou plus exactement avec décalage, soumettant le fol romantisme d'Hugo à la moulinette de l'ironie bienveillante. Cela étant dit, son spectacle est parfait : on s'amuse de l'amour d'Elisabeth d'Angleterre ( la première, ne rêvez pas! ) pour ce jeune bellâtre de comte de Leicester et, comme au boulevard du crime, on sourit des souffrances d'Amy Robsart. Les comédiennes, Nathalie Savary et Françoise Vallon sont excellentes. Parmi les hommes, on remarque surtout Christophe Garcia. Macqueron fait, comme d'habitude un bien beau travaille. Le plaissir est au rendez-vous." Jean-Luc Jeener - Le Figaroscope - décembre1999 |
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"Un travail relayé admirablement par l'interprétation des comédiens; leur jeu sur les voix, qui porte essentiellement sur les graves, permet de cisailler le texte et d'insister de ce fait sur le lyrisme de la pièce." Guillaume Folliero- Métromag |
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"Une scène nue, cinq comédiens, un vaste drapé de velours rouge, et, un peu comme dans l'Italien des roses, un immense drap de lin blanc sous lequel commence l'action de La reine écartelée : pour êtres modestes, les moyens du metteur en scène Jean Macqueron n'en sont pas moins ingénieux. Et son imagination scénique élégament inspirée. L'action est échevelée. C'est celle d'Amy Robsart, une pièce de jeunesse méconnue de Victor Hugo, revisitée par l'excellent Christian Siméon, dans un "à la manière de" très finement second degré. L'histoire, élizabéthaine en diable, est celle de la reine vierge, déjà vieillie, décidant d'épouser l'un de ses favoris, qui l'a trahie en se mariant l'instant d'avant avec une jeunesse, l'Amy robsart d'Hugo. Concentrée sur les personnages principaux, la pièce gagne en modernité. Et sans rien perdre de ses excès. Un vrai joli moment de théâtre." Chantal Aubry - La Croix - juillet 98 |
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"Christian Siméon revient à L'étoile de nord, qui avait accueilli avec succès en 1997 la création de sa pièce Hyènes, également mise en scène par Jean Macqueron, codirecteur de ce théâtre. La reine écartelée reprend le thème d'une pièce de jeunesse de Victor Hugo, Amy Robsart, elle-même inspirée du roman de Walter Scott, Kenilworth. Amy ne fait pas qu'inspirer Christian Siméon, elle galvanise son imagination. Comme il le disait en écrivant La reine écartelée : "j'ai l'intention de puiser dans la réalité historique pour l'altérer, la métamorphoser au gré du drame." C'est exactement ce qui réjouit dans le spectacle : cet irrespect flamboyant. La sensation que dans un cadre historique - reconnaissable aux costumes par exemple - se démènenet, gesticulent et brûlent des personnages d'aujourd'hui. (...) Jeux d'influences, de passion dominatrice et amoureuse, dans lesquels les vies humaines comptent finalement peu de choses : le spectacle brûle, bouge, attaque. Pièce après pièce, Christian Siméon s'interroge sur les combats cruels que se livrent les hommes et il les met en scène avec énormément de talent." Chronic'art |
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"Macqueron a du talent, un vrai sens de l'esthétique et une poigne solide et généreuse pour diriger les acteurs. Avec lui, sauf limites de leur part, ils donnent le meilleur d'eux-mêmes. On pourra ainsi découvrir, dans son nouveau spectacle intitulé La reine écartelée, deux comédiennes excellentes, Nathalie Savary et Françoise Vallon, et un comédien à la forte présence, Christophe Garcia. Amy Robsart est une pièce de jeunesse de Victor Hugo. On est à la cour d'Elisabeth la Grande, Elisabeth 1ère, fille d'Henri VIII, " la femme sans homme" comme l'appelait Marcelle Maurette. Une jeune noble, jolie, grave et écervelée, Amy Robsart est l'épouse cachée du jeune Comte de Leicester, lui-même favori de sa souveraine. On peut-être reine, coincée sexuellement, et éprouver des passions. D'où le drame Le jeune Hugo nous raconte cela à sa manière généreuse, iconoclaste et romantique. Et, sans doute l'uvre n'est-elle pas d'une maturité exemplaire. De là à demander à un auteur d'aujourd'hui (Christian Siméon est, par ailleurs, un remarquable sculpteur) de l'adapter, presque de la réécrire, il y a un pas qu'il était peut-être orgueilleux de franchir. Macqueron et son adaptateur commandité, Siméon, s'en donnent à cur joie. Ils nous offrent ainsi un spectacle ironique et distancié qui peut agacer, mais qui savère un parfait divertissement. On est comme au Boulevard du Crime du temps de sa splendeur. Le sang, le sexe et la mort rôdent. Aucun personnage n'est pris au sérieux, l'action est sans cesse commentée, les grands sentiments sont exagérés, jusquà la caricature, mais le spectateur s'amuse comme à un guignol pour adultes. La perfection du travail rendant objective la démarche, on sort content du théâtre. Dans le marasme actuel, c'est déjà énorme..." Le Figaro Magazine-décembre 1999 |

