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Théodore-Frédéric Benoît est un personnage enfermé dans une solitude, il parle pour ne pas être oublié, à la veille d'être guillotiné. Une mise en scène épurée et sobre est nécessaire, pour mieux faire entendre cette parole, souvent exprimée en adresse au spectateur.
Le rythme de la pièce sera ainsi tour à tour lent, rapide, violent, doux... (tous les sentiments devant être exprimés avec le maximum de nuances). Il ne s'agit pas de prendre parti mais de mobtrer toute la complexité du personnage, sans en faire une victime, ni un héros.
La scénographie Plutôt que de représenter un décor réaliste, la scénographie
montre un volume abstrait, un cube d'acier, dans lequel évolue le
personnage. Idéalement, c'est une scénographie "quadri-frontale" ou à
360° degrés. Autour du cube sont disposées des chaises où s'assoient
les spectateurs. Dans le cas d'une configuration frontale quelques
chaises sont disposées sur scène pour une dizaine de spectateurs.
Témoins privilégiés de son parcours, ils seront exposés au regard
es autres spectateurs assis dans le gradin.
La Lumière Une des sources d'inspiration pour la recherche des températures de couleurs (oranges vifs, verts acides, rouges sombres...) se trouve dans le travail du peintre britannique Francis Bacon. Il peignait d'ailleurs souvent des figures en mouvement, isolées dans un volume abstrait aux lignes pures. La lumière doit notamment exprimer cette contradiction première : un homme seul au milieu de la foule. Elle suivra donc la séparation entre les moments d'intimité du personnage et ceux d'une prise de parole publique.
Le son Pour l'acteur tout d'abord, la présence d'un micro sur pied permettra de marquer à certains moments la prise de parole. La voix peut ainsi faire l'objet d'un travail particulier avec cet instrument, en y ajoutant éventuellemnt certains effets sonores. La bande-son est élaborée selon deux approches parallèles et complémentaires : D'un côté, un travail dit d'ambiance, de type "bruitiste", soulignera une certaine forme de réalisme, contrebalançant le non-réalisme de l'espace scénique. Ce sont, par exemple, des sons évoquant la famille, la mémoire, le souvenir, la foule, la prison, le procès... D'autre part, un travail musical plus "orchestré" sera élaboré à partir d'enregistrements issus des répertoires de la musique classique du XXème siècle et de la musique contemporaine. Ils transcrivent ce que l'on pourrait appeler les "états intérieurs" du personnage ou suivent la progression dramaturgique.
Thomas Baelde et Franck Andrieux |
