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"D'une manière générale.
Certes Molière, Marivaux, Racine... sont incomparables, éternels,
universels et intemporels...
Certes, il est passionnant à travers eux d'interroger notre
présent.
Certes, le répertoire et le rôle du théâtre
dans la conservation et la transmission d'un patrimoine culturel.
Certes, certes, certes...
Mais le théâtre n'est pas un musée.
Ce que sera dans le futur Christian Siméon nous ne le savons
pas.
Mais aujourd'hui, c'est un auteur vivant, contemporain, et inconnu.
Et ce présent nous concerne.
Pourquoi monter Hyènes de Christian Siméon ?
Avant tout par désir, pour le plaisir et parce qu'enfin dans
la création (au sens premier du mot), le travail de mise en
scène trouve du sens, tout son sens : faire connaître
un auteur nouveau, une pièce nouvelle; un peu plus en somme
qu'une lecture nouvelle d'un texte reconnu. Ce qui ne reste après
tout qu'une relecture.
Une vraie rencontre.
Pas une rencontre stricte intellectuelle.
La rencontre avec un auteur en marche, dont la pensée et l'écriture
(ou son art) est en pleine évolution.
Non pas l'analyse d'une oeuvre close et définitive comme un
témoignage artistique post-mortem.
Ceci souligne tout ce qu'il devrait y avoir de vivant dans le théâtre.
Hyènes parle du désir, du rejet, du jugement et de la
mort.
Hyènes parle de l'excès et en parle avec excès,
plus proche d'un opéra verbal que d'une musique de chambre.
"Le théâtre" a horreur des tièdes.
Il me faut évoquer aussi la plaisir de la découverte,
l'alchimie d'une rencontre.
Hyènes m'est parvenu par hasard. L'auteur m'était totalement
inconnu et s'est imposé à moi dès la lecture
de sa pièce comme une évidence.
Au fur et à mesure de cette lecture la voix et le style d'interprétation
de Michel Fau se sont naturellement associés au texte."
Jean Macqueron
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