

"Je suis parti d'un fait historique, la condamnation à mort de Théodore- Frédéric Benoît, en 1832, pour le double meurtre de son amant José Formage et de celui de sa mère, Madame Benoît, née Pauline Cardot. Il a vingt-deux ans. Paris est sous les barricades, et la foule se bouscule au procès. Il sera guillotiné sans qu'on établisse sa culpabilité."
Christian Siméon
| "Au delà de la peine de mort, le texte parle de la frontière terriblement sinueuse entre réalité et affabulation. Le personnage séduit et irrite en même temps. Il promène le spectateur sur le fil d'une parole imprévisible, changeante, vulnérable. Pour un acteur, la partition est prodigieuse. Elle n'est pas datée, et pose la question de la limite de nos actes : jusqu'où peuvent-ils nous échapper ? Le tutoiement et l'adresse au public sont de rigueur : c'est sa dernière histoire d'amour avant de mourir." |
|
Michel Fau Créateur du rôle |
29 mars au 4 mai 1997 :
création au Dix-Huit Théâtre,
Paris.
Mise en scène : Jean Macqueron
Théodore-Frédéric Benoît
: Michel Fau
Assistante : Sophie Lagier
Décor et costumes : Sophie Jacob
Création musique et environnement sonore :
Alain
Lithaud
Lumière : Jean Macqueron
Régie générale : Jean-Luc
Mincheni
Maquillage : Pascale Fau
Production Dix-Huit Théâtre / Cie Macqueron-Djaoui.
Coproduction Théâtre de Cherbourg - Scène Nationale.
Production reprise à l'Espace Saint-Bénezet, direction Serge Barbuscia, lors du Festival Off d'Avignon en 1998.
Affiche1 - Affiche2
- Presse - Photos-
Notes du metteur en scène
6 au 28 juillet 2001 :
Théâtre "Le Ring", Festival
d'Avignon.
Mise en scène : Marie Pagès
Théodore-Frédéric Benoît
: Nicolas Senty
Scénographie / Lumière : J.F.
Saliéri
Costumes : Claire Fayet
Production Cie Saliéri-Pagès/ Avignon
17 novembre 2005 :
à La Condition Publique de Roubaix
23, 24 et 25 novembre
2005 :
à l'Antre-2 Lille dans le cadre du "Festival Pluriel" d'ATTACAFA
5, 6 et 7 janvier 2006 :
à l'Imagine de Saint-André-lès-Lille
11 et 12 mai 2006 :
Le Garage, Théâtre de l'Oiseau-mouche à Roubaix
Conception, réalisation et scénographie :
Thomas
Baelde et Franck Andrieux
Théodore-Frédéric Benoît
: Thomas Baelde
Direction d'acteur : Franck Andrieux
Lumières : Pierre-Yves Stien
Création sonore : Jérémie Morelle
Costume : Michel Vela - Mouvement vertical
Cie à corps-ouvert.
Thomas Baelde / Franck Andrieux.
20 - 29 octobre 2000
Salonique, Grèce

16 octobre au 4 décembre 2004 : création en langue anglaise
au Stages Theatre Center,
Los Angeles
Adaptation et mise en scène : Paul Verdier
Théodore-Frédéric Benoît
: Eric Szmanda

Eric Szmanda dans Hyènes
Décor : Jim Sweeters
Création sonore et musique : Hayley
Moss
Lumières : Kathi O'Donohue
Costumes : Larissa Williams
Assistante : Holly Gabrielson
Production Stages Theatre Center
&
Circle X Theatre Company
29 mai au 17 juin 2006 : Duo Theatre, New York.
6 au 15 août 2006 : Hill Street Theatre, Edimburgh
Mise en scène : Paul Verdier
Théodore-Frédéric Benoît
: Daniel Pettrow

Daniel Pettrow
Lumières : Ken Booth
Illustration sonore : Ned Judy
Production Stage Theatre Center

"J'ai tué tous les silences. Dans les cafés,
dans la rue, à l'église, le vendredi jour de marché,
devant chaque porte, dans chaque maison, autour de chaque table et pour quinze
ans au moins les gens de Vouziers savent de quoi parler.
Ils parlent de moi.
A Vouziers je suis plus fort que le temps qu'il fait. Mais moins fort que
le temps qui passe."
L'écriture de Christian Siméon vous prend
à la gorge et vous agrippe, vous étreint, et ne vous lâche
plus. Des phrases douces et violentes, qui projettent les mots au devant de
la scène, comme la poésie brûlante du quotidien.
L'histoire qu'il raconte part d'un fait réel, le
procès d'un jeune homme de vingt-deux ans accusé du double meurtre
de son amant et de sa mère. Coupable, non coupable ? L'Histoire ne
dira jamais quelle fut la réalité de ses actes. La rumeur du
scandale en tous cas, déchaîna en 1832 une foule parisienne en
délire dans une capitale sous les barricades et ravagée par
l'épidémie de peste. L'auteur n'oublie pas l'histoire, il la
transcende. L'anecdotique se transmue ici en une parole vivante, celle d'un
personnage qui s'adresse directement à la première personne
et par le biais du tutoiement au spectateur ou au lecteur.