Edie :
Je ne veux plus tourner pour toi, Andy.
Je connais ta répugnante stratégie visant à exploiter autrui en tablant avant tout sur sa propre passivité.
Andy.
Bob Dylan ne veut plus que je te voie.

Je vais faire un film avec lui.
Quelqu'un pourrait-il me
piquer ?

Valérie Solanas :

Le pénis est l'incarnation du mal !
Ces quelques grammes de chair à volume et densité variables sont le symbole de l'incapacité des hommes à aimer ! Seules les femmes le peuvent ! C'est par le pénis que se propagent la guerre et la syphilis ! C'est par les hommes que se transmet le gène de la mort !




Andy
:

L'essentiel dans l'art n'est pas la signification que quelqu'un finit toujours par lui donner, mais le prix qu'on le paye.
Rien n'est plus beau que deux cents mille dollars agrafés sur un mur.
Si, deux cents mille
dollars et cinquante cents.
La beauté n'a pas de fin.

L'assistant :
Vous !
Vous êtes filmés.
Les portes sont fermées jusqu'à la fin du tournage.
Vous ne pouvez pas partir.
On vous filme.
C'est sans danger.
Alors vous allez bouger. Faire des choses. Dire des choses. Ce qu'il vous plaira.
Vous êtes dans une oeuvre d'art.
Vous êtes dans un film d'Andy Warhol.

Spectacle interactif
pour sept comédiens, deux cameramen et deux caméras infra-rouge.
Personnages
Andy Warhol, un homme.
Valérie Solanas, une femme.
Edie Sedgwick, une jeune femme.
L'assistant.
Les cameramen.
Des voix.
Une voix off.