| Le spectacle sera divisé en seize tableau dont les thèmes (au travers de l’histoire de Dickie) aborderont, entre autres, l’homophobie, le cinéma porno gay, les peep-shows, la pratique du tatouage, le travestissement et le trans-genre, l’iconographie hollywoodienne gay, les pratiques extrêmes, la prise en main de sa propre destinée, la maladie et le SIDA. | Bien que ce spectacle peut se présenter comme ouvertement militant, la forme ludique même du spectacle retenu, entend ouvrir la représentation à tous les publics et pas l’enfermer dans une « ghettoïsation », en mêlant joyeusement , avec impertinence et acidité, la revue, le cabaret et la comédie musicale. Le point de départ référentiel (en tant qu’inspiration première) étant la revue de « la Grande Eugène » en son temps. |

Création le 7 septembre 2006 au Théâtre du Rond-Point,
Paris. Représentations du 7 septembre au 22 octobre 2006.
Texte / chansons : Christian Siméon
Mise en scène : Jean-Luc Revol
Assité de Laurent Courtin
Décor / scénographie : Sophie Jacob
Costumes : Aurore Popineau
Lumière : Philippe Lacombe
Musiques : Patrick Laviosa
Chorégraphies: Armelle Ferron
Avec Sinan Bertrand, Alexandre Bonstein, Jérome
Pradon, Denis d'Arcangelo
Musique : Patrick Laviosa
Coproduction T.C.F - Théâtre du Caramel Fou, MCNN - Maison
de la Culture de Nevers et de la Nièvre
avec le soutien du Ministère de la Culture - DRAC Bourgogne, Conseil
Régional de Bourgogne
Conseil Général de la Nièvre, Ville de Nevers, ADAMI
coréalisation Théâtre du Rond-Point
Ce spectacle bénéficie du prix ADAMI 2004.
Le Cabaret des hommes perdus est une commande, c'est-à-dire la manifestation
puissante du désir partagé d’un metteur en scène
et d’un
auteur de travailler ensemble. L’acte d’écrire pour le
théâtre
trouve alors sa pleine détermination, sa totale
amplitude. Ce n’est plus un acte solitaire mais une geste collective,
l’élaboration précise et accompagnée
d’une oeuvre qui se déploiera sur la scène dans la synergie
des talents. L’auteur y trouve sans
renoncer jamais à son entière liberté de création,
la force jubilatoire d’une contrainte exogène
qui le met sur les rails d’une histoire à laquelle il n’aurait
probablement pas songé.
Le Cabaret des hommes perdus : c’est par ces cinq mots que le metteur
en scène Jean-Luc Revol m’a présenté son projet.
Et ce curieux projet répondait à de
nombreux désirs d’auteur qui m’habitaient.
Tout d’abord celui (très ancien) de collaborer avec lui.
Ensuite celui d’aborder l’écriture de la comédie
musicale et l’écriture de chansons. Jean Luc Revol m’offrait
ainsi la chance de travailler avec un compositeur surdoué :
Patrick Laviosa. Il apportait également une distribution de rêve
: Denis D’Arcangelo,
Alexandre Bonstein, Jérôme
Pradon, Sinan Bertrand (ce qui impliquait de porter une attention précise à une
répartition équilibrée des rôles et des chansons).
Machine théâtrale, rêve de carton-pâte, le Cabaret
se doit d’être polémique. Il doit traiter de sujet propre à la
controverse et à l’intolérance.
D’où le choix, à travers le récit de la courte
vie de Dickie Teyer, de parler du monde gay sous toutes ses formes, cachées,
exubérantes, et pas forcément séduisantes. Au public
de faire le tri et son propre chemin au travers des différents tableaux évoqués.
Christian Siméon nous propose un Cabaret-revue d’aujourd’hui.
Ni une reconstitution historique, ni une concession à la mode. Mais
un désir réel
de partager avec le public un rendez vous différent.
Celui-ci doit être chaleureux, intime. La parole doit circuler. Nous
sommes dans un lieu de tous les élans, où le jeu, le chant
et la danse sont les moteurs d’un parcours libre, à nu, en dehors
de toute rationalité que seul permet l’esprit du Cabaret, lié à la
nuit et à l’inconnu.
Bien que ce spectacle puisse être perçu comme militant, sa forme
ludique entend ouvrir la représentation à tous les publics
et ne pas l’enfermer
dans une « ghettoisation », en mêlant joyeusement, avec
impertinence et acidité, tous les poncifs et clichés
liés au genre.
Le Cabaret dérange, mais il a aussi, l’air de rien, la vertu
de soulever joyeusement le voile des apparences.
Jean Luc Revol
Le Cabaret ! Lieu magique, mystérieux, à la fois trop sombre
et trop lumineux, surchargé d’odeurs et de musique… Lieu
qui inspire le rêve, le désir
mais aussi les passions les plus malsaines… Lieu de tous les paradoxes.
Celui de Jean-Luc Revol sera interlope et décisif. Le maître
de cérémonie n’est autre que Le Destin en personne et
on y joue sa vie, ses amours… sa mort aussi,
pour finir.
La musique que je compose pour cette pièce se veut imbriquée
dans l’histoire, aussi sombre que l’âme du héros
Dicky, mais avec des éclats fulgurants,
illuminant tout à coup l’atmosphère comme les spotlights
du Cabaret. Semblable aux personnages de ce lieu insolite, elle se promènera
avec aisance entre les lieux communs et l’invraisemblable.
Parfois en symbiose absolue avec l’action, parfois totalement décalée,
elle se fondra dans l’intrigue et s’en détachera par moments
pour mieux en faire apprécier les contradictions.
On retrouvera une forme classique dans la construction : les dialogues parlés
alterneront avec de véritables arias interprétées par
les quatre comédiens-chanteurs.
La pièce comportera une ouverture, un final et des underscores, comme
dans toutes les comédies
musicales classiques.
Deux musiciens seulement accompagneront l’oeuvre. Mais chacun d’eux
joue de plusieurs instruments, pour mieux faire varier les couleurs. Un pianiste-guitariste
et
un poly-intrumentiste à vent.

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Molière de l'auteur 2007 Molière du théâtre musical 2007 |